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Parmi les marques notoires, il faut de toute évidence compter la marque semi-figurative constituée par le monogramme LV, abréviation de Louis Vuitton, avec une répétition de ce dernier dans un champ de figures géométriques rondes et losangées, chaque figure comportant quatre éléments.

 

Voir à titre d'exemple, le dépôt de marque communautaire du 1er avril 1996 au nom de LOUIS VUITTON MALLETIER (S.A.), pour désigner des produits des classes 16, 18, 25

 

 

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Il est constant que les contrefacteurs, en règle générale, tendent à copier à l'identique les marques qu'ils imitent dans le but de semer la confusion et de faire des affaires au détriment des créateurs, et ce sans faire preuve de beaucoup d'humour.

 

Or, le cas présent rompt avec cette habitude. C'est ainsi qu'une déposante du nom de Dorothée Mac Callum, domiciliée à Paris, a déposé le 15 avril 2010, pour désigner des produits des classes 16, 18, 25, la marque LB, monogramme de Louise Bidon, accompagnée du conseil "Démarquez vous", le tout dans un champ de figures géométriques rondes et losangées, chaque figure comportant quatre éléments.

 

Voir ci-dessous reproduction de ce dépôt :

 

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Selon la déposante, elle a voulu, sous le pseudonyme Louise Bidon et la recommandation "Démarquez vous", introduire dans un domaine où la copie relève en général du code pénal, un grain de dérision.

 

Mais, contrairement à son attente, cette "plaisanterie" lui a valu les foudres de la société VUITTON, qui a exigé la disparition des éléments figuratifs, considérés par elle comme litigieux.

 

C'est à contre-coeur que la "plagiaire" a décidé de se plier à ces exigences, en s'achetant une machine à coudre en vue de recouvrir les éléments ayant suscité le courroux de Louis Vuitton, tout en cherchant à garder la marque LB et les termes "Démarquez vous".

 

Ainsi les choses rentrent pour l'essentiel dans l'ordre et pour une fois la contrefaçon n'était que du bidon....