Une histoire de GIGN

 

 

La presse relate journellement des opérations courageuses du GIGN, Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale, et dont voici le logo officiel

 

 

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Cependant, le GIGN a pensé à tout, sauf à protéger son logo par la voie d'un dépôt de marque.

 

C'est un particulier, du nom de Sébastien CAPEL, faisant dans la fripe, qui a eu l'idée de déposer le 22 mars 2009 auprès de l'INPI, l'acronyme du Groupe susvisé.

 

Ce fut l'objet de son dépôt ci-après, entre-temps enregistré :

 

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A relever plus particulièrement au sujet de ce dépôt que dans la reproduction des lettres G.I.G.N. sur la bande noire, la lettre I revêt la forme d'une cartouche de balle.

 

L'APIE, Agence du patrimoine immatériel de l'Etat, explique que "Sébastien CAPEL a contacté l'équipementier officiel du GIGN pour lui signaler que la marque lui appartenait et pour demander des royalties."

 

Ce qui a conduit Le Figaro Economique du 6 mai 2010 à publier un article intitulé "Un fripier dérobe la marque GIGN à la barbe des gendarmes" et ce que répète l'APIE dans un message intitulé "Un particulier dépose la marque GIGN : Il a contacté l'équipementier officiel pour demander des royalties".

 

A la question : "Comment avez-vous été mis au courant de l'affaire ?" l'APIE répond : "Nous étions en contact avec la gendarmerie nationale pour d'autres dossiers. Elle nous a alors parlé de ce problème là. En fait, c'est leur équipementier - le fournisseur officiel de vêtements pour le GIGN - qui les a alertés qu'un particulier l'avait contacté. Celui-ci lui a dit : «Vous mettez le logo GIGN sur vos vêtements, or cette marque m'appartient, je veux des royalties»."

 

Et à la question : "Allez-vous tenter de récupérer l'acronyme ?", la réponse est : "Nous sommes seulement en train d'instruire le dossier. Mais effectivement, à l'APIE, une de nos missions est d'assister les administrations dans la protection et la valorisation de leur marque."

 

Et de conclure : "Nous sommes en train de lancer une grande campagne de sensibilisation auprès des organismes d'Etat et des administrations pour qu'ils soient vigilants sur la protection de leur nom."

 

Il n'était que temps !