| 
De
nouveaux adhérents au PCT
Depuis
le 6 mars 2003, le Nicaragua (NI) peut être valablement
désigné dans une demande de brevet internationale dite «PCT»
(Patent Cooperation Treaty). Par ailleurs, la Papouasie-Nouvelle-Guinée
(PG) et la République arabe syrienne (SY) sont devenues, respectivement
les 119e et 120e Etats contractants du PCT, le 14 mars 2003 et le 26 mars
2003 et sont liés par le PCT depuis le 14 juin 2003,
respectivement depuis le 26 juin 2003.
Nous rappelons que le Traité de coopération en matière
de brevets ou «PCT» est un traité multilatéral
qui a été conclu en 1970 à Washington et qui est
entré en vigueur en 1978. Il est administré par le Bureau
international de l’Organisation Mondiale de la Propriété
Intellectuelle (OMPI), dont le siège est à Genève
(Suisse).
Le PCT facilite l’obtention de la protection et prévoit le
dépôt d’une seule demande de brevet («la demande
internationale»), notamment en langue française, produisant
ses effets dans les Etats contractants susvisés et évitant
d’avoir à déposer plusieurs demandes distinctes de
brevet. L’utilisation du PCT se traduit donc par une économie
de temps, de travail et d’argent pour tout déposant qui souhaite
faire protéger une invention dans plusieurs pays (une seule demande
déposée en un seul endroit, dans une seule langue et, initialement,
pour une seule série de taxes).
Outre la recherche classique d’antériorités (dite
«recherche internationale»), le système du PCT permet
également d’obtenir, dans certains cas, un avis explicite
sur la brevetabilité de l’invention, dans un rapport d’Examen
préliminaire international.
Certes, la procédure centralisée du PCT ne supprime pas
la nécessité de procéder à l’instruction
de la demande internationale lors de la phase nationale au sein des différents
offices nationaux ou régionaux, mais facilite cette instruction
lorsque le déposant a décidé de poursuivre (ou de
«valider») ladite demande internationale dans un ou plusieurs,
voire tous les Etats initialement désignés.
En outre, le délai accordé pour cette «validation»
dans les Offices nationaux ou régionaux correspondants d’une
demande internationale nouvellement déposée est automatiquement
reporté au minimum à 20 mois (à compter de la date
de priorité ou de la date de dépôt de ladite demande
internationale) et à 30 mois (voire plus), dans une très
grande majorité des Etats contractants susmentionnés.
|